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Séminaire Clinique et Politique des Institutions

Séminaire Clinique et Politiques des Institutions

Lacan psychiatre

7 jeudis sur l'année académique de 21h à 22h30

Le 11 janvier : 4ème séance

Avec Sacha Wilkin et Bruno de Halleux

Animé par Katty Langelez-Stevens

Les Premiers écrits, nous disait Guy Briole lors de notre premier séminaire sont à lire avec l’idée, d'une actualité.  C’est une surprise que nous réserve chacun de ces textes écrits par le jeune Lacan.

Dans celui intitulé « Le problème du style et la conception psychiatrique des formes paranoïaques de l’expérience », Lacan fait valoir la structure de la paranoïa pour avancer une syntaxe originale qui ouvre à  « la compréhension des valeurs symbolique de l’art ». Ainsi, en 1933, plus de vingt ans avant son séminaire consacré aux psychoses, Lacan considérait déjà la psychose comme non déficitaire. Il l’accueillait même comme essentielle à cerner les processus de la création artistique. Bruno de Halleux commentera le texte en guise d’introduction à la soirée.

 

Sacha Wilkin nous présentera le cas d’une jeune fille diagnostiquée anorexique qu’il a suivie dans un SSM et dans sa consultation. Il nous dépliera le cheminement de la jeune et la façon toute en finesse qu’il a trouvée pour engager la famille de cette jeune dans un suivi thérapeutique soutenu pour la jeune comme pour la famille.

 

La soirée sera animée par Katty Langelez-Stevens.

Le 07 décembre : 3ème séance

Avec Céline de Hepcée et Guy Poblome

Animé par Phénicia Leroy

Lors de la seconde séance du séminaire, en novembre, Dominique Holvoet à partir d’un texte de Jacques-Alain Miller et Denis Chaidron à partir d’un cas, nous ont parlé de la question du passage à l’acte. Ils nous ont montré comment le passage à l’acte est un moment de bascule qui sépare radicalement le sujet d’avec l’Autre et que même s’il est « hétéro », il est en définitive toujours « auto » car la psychanalyse nous apprend que le sujet ne veut pas son propre bien. Le cas présenté par D. Chaidron a illustré ce fait que la mutation subjective, « suicide du sujet » qui découle du passage à l’acte, peut donner accès à une renaissance par laquelle il peut reconstruire un lien à l’Autre. À condition de rencontrer un clinicien concerné, qui « suit » le patient selon le terme de D. Chaidron – à prendre au sens littéral –, permettant l’instauration d’un transfert.

Le séminaire du 7 décembre sera animé par Phénicia Leroy, psychologue au SASJ Les Glycines et directrice de La Soucoupe. Guy Poblome basera son intervention sur le texte « Petit discours de Jacques Lacan aux psychiatres », inédit, disponible sur internet, et Céline de Hepcée, psychiatre, présentera un cas issu de sa pratique dans un service mère-enfant.

Le 09 novembre : 2ème séance

Avec Denis Chaidron et Dominique Holvoet

Animé par Jean-Philippe Cornet

Lors de notre première soirée, animée par Guy Poblome et Nadine Page, nous avons eu le plaisir d'entendre avec intérêt Guy Briole à propos de l'ouvrage "Premiers Ecrits" de Lacan et de l'ouvrage à paraître "Lacan psychiatre". La lecture éclairée qu'il a partagée avec nous a mis en évidence la finesse clinique du Docteur Lacan dans sa pratique et son goût inné pour les divins détails. Le témoignage et l'expérience de Guy Briole nous ont permis de lire dès les "Premiers Ecrits" la présence de la singularité du sujet et d'un transfert impliqué dans la conduite des entretiens cliniques ainsi que dans leur rédaction.

La prochaine soirée sera animée par Jean-Philippe Cornet, directeur de la Coursive à Liège. Nous entendrons Dominique Holvoet qui nous parlera du concept de passage à l'acte chez Lacan. Son intervention sera suivie de la présentation d'un cas de pratique en psychiatrie par notre collègue Denis Chaidron, psychiatre.

Le 12 octobre : 1ère séance avec Guy Briole

Lire les Premiers écrits

Les Premiers écrits, sont à lire avec l’idée, cela peut paraître paradoxal, d'une actualité. Rien du passé dans ce livre. Tout au contraire une ouverture à la réflexion avec ces travaux qui nous parlent au risque de la surprise, de la contingence. Chacun porte la marque d’une rupture d’avec une clinique et une pratique convenues : cela concerne aussi le psychanalyste, serait-il le plus avisé. 

Guy Briole

Argument

Cette année 2023-2024, nous la consacrerons à la clinique psychiatrique de Jacques Lacan. Plusieurs écrits en témoignent, que ce soit sa thèse avec le cas Aimée, le texte sur « La psychiatrie anglaise et la guerre » paru dans les Écrits, Les Premiers Écrits parus en 2022 et rassemblant plusieurs textes de Lacan, jeune psychiatre, ainsi que le « Petit discours aux psychiatres » qu’il a prononcé en juillet 1980.

Nous rénoverons un peu la formule jusque-là éprouvée en invitant deux éminents collègues membres de l’AMP mais aussi psychiatres. Le premier qui ouvrira le cycle sera Guy Briole (psychanalyste à Paris et Barcelone) psychiatre, ancien chef de service à l’hôpital du Val de Grâce. Le second qui fermera le cycle sera François Ansermet (psychanalyste à Lausanne), qui fut médecin-chef au Service universitaire de psychiatrie d'enfants et d'adolescents aux Hôpitaux Universitaires de Genève. 

Les cinq autres séances de novembre à avril seront consacrées à la présentation d’un texte de Jacques Lacan par l’un des responsables du séminaire et à une présentation clinique par un psychiatre travaillant en institution. Nous croiserons donc l’étude des concepts dans les textes et la lecture des symptômes dans la clinique.