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Atelier de lecture

L'atelier de lecture

7 jeudis sur l'année académique de 21h à 22h30

Le 18 avril : 5ème séance

Lors de la dernière séance du séminaire de lecture, Jean-Claude Encalado et Alfredo Zenoni ont déployé la façon dont Lacan usait du cogito cartésien pour le retourner et en élaborer une logique de la cure. Du « Je pense donc je suis », il est passé au « Je ne pense pas, Je ne suis pas », ressort de l'aliénation. 

Mais dès lors, qu'est ce « Je » ? Quel est son être ? Quel est le statut du « Je suis » ? 

Lacan l'annonce d'emblée au début du chapitre VIII : « La découverte de l'inconscient [...] donne la vérité de cette aliénation, et [...] ce qui supporte cette vérité [est] l'objet petit a » (p. 149), en tant qu’il a une « corrélation étroite au Je ». (p. 164)

Dans un premier temps, Lacan situe l’objet a dans son rapport à la castration et à l’Autre. Dans un second temps, il le fera monter sur la scène, spécialement sous les espèces de l’objet regard, en s’appuyant sur un événement subjectif décrit par Sartre dans L’être et le néant et sur un rêve de papillon amené par Tchouang Tseu, penseur chinois du IVe siècle avant Jésus-Christ.

 Gil Caroz et Guy Poblome

Le 14 mars : 4ème séance

Nous suivrons de près la genèse du cogito cartésien en tant que Lacan le considère comme marquant le moment du surgissement du sujet de la science et comme le « pas » préalable à l'avènement de la psychanalyse. Nous commenterons ensuite l'exposé du « pas freudien » par Lacan, pas qu'il fonde sur la négation du cogito, transcrit dans les termes de la théorie des ensembles  comme intersection entre l'être et la pensée. C'est de là que Lacan va dériver les opérations et les moments de la subjectivité qui constituent la logique de la cure.

Jean-Claude Encalado
Alfredo Zenoni

Le 25 janvier : 3ème séance

Pour cette troisième séance du Séminaire de lecture, nous poserons les bases de recherche qui donneront lieu au groupe de Lacan à partir du groupe de Klein. Vous trouverez ce développement dans la leçon 4 du Séminaire 14[1] qui nous mènera du groupe de Klein à la révision du Cogito cartésien. Il s'agit pour Lacan de produire des formules logiques décisives sur l'inconscient.

Nous donnerons un écho de la leçon suivante intitulée "prélude" et qui n'est rien de moins que l'embarras dont témoigne Lacan sur l'opportunité ou non de la continuation du Séminaire face à la résistance des psychanalystes.

Bruno de Halleux
Dominique Holvoet


[1] Lacan J., Le Séminaire, livre XIV, La Logique du fantasme, Paris, Seuil, 2023.

Le 23 novembre : 2ème séance

Véronique Mariage et Anne Lysy travailleront sur la troisième leçon du Séminaire « La logique du fantasme »1 : « Freud logicien ».

Quelle logique sommes-nous « obligés de fonder au nom des faits de l’inconscient », quels « opérateurs nouveaux » dégager pour rendre compte de la « praxis analytique », se demande Lacan (p. 56). « Ce qui n’a pas perdu son relief pour nous, analystes, c’est la dimension qui s’intitule du vrai, et celle-ci, en elle-même, ne nécessite pas, n’implique pas le support de la pensée. ( ...) Ce relief de la vérité, il s’agit pour nous de le maintenir. C’est à quoi s’accroche notre expérience, et il est absolument impossible à exclure de l’articulation de Freud. » (p. 58)

1. Lacan J., Le Séminaire, Livre XIV, La Logique du fantasme, Paris, Seuil, 2023.

Le 5 octobre : 1ère séance

Philippe Bouillot et Alexandre Stevens ouvriront le cycle de l'atelier de lecture consacré au Séminaire "La logique du fantasme [1]". 

Ils converseront autour de leur lecture des deux premières leçons. 

« La logique m’a valu la haine du monde », confiait Abélard à Héloïse. Sans aller jusque-là, admettons qu’il n’est pas impossible que « les rigueurs logiques » de ces séances rendent leur lecture parfois ardue voire légèrement rebutante. Or, la logique et son appareil technique convoqués ici par J. Lacan dans les deux premières séances sont plus légères qu’il n’y paraît et ne sont peut-être pas encore le plus épineux.

1. Lacan J., Le Séminaire, Livre XIV, La Logique du fantasme, Paris, Seuil, 2023

Argument

En titrant le dernier chapitre du séminaire de Lacan L’axiome du fantasme, Jacques-Alain Miller met l’accent sur le fantasme comme étant disjoint d’un effet du signifiant. « Le fantasme apparaît comme intouché par la mutation signifiante apportée par l’interprétation. » [1] Et en cela, il le distingue du symptôme qui demande à être interprété. Cette distinction entre le fantasme et le symptôme touche au plus près la pratique analytique et le désir de l’analyste. C’est parce que l’interprétation du fantasme amène vers un cul-de- sac que « la direction de la cure exige le repérage exact de la répartition du symptôme et du fantasme. [...] L’expérience analytique se traduisant par la construction d’un fantasme toujours plus pur. » [2]

C’est donc au cœur de la clinique et de l’éthique de la psychanalyse que nous allons nous plonger en nous frottant au Séminaire XIV. Cette année, chaque séance du séminaire sera confiée à un duo de lecteurs. Par duo, il s’agira pour l’un de présenter les points saillants de la leçon et pour l’autre de déplier et questionner le texte de son collègue dans une conversation vivifiante.

1. Miller J.-A., « Symptôme-Fantasme », La Cause du Désir, n°114, Juin 2023, p. 74. 

2. Ibid.