ACF

8ème atelier de lecture de l’ACF-b online jeudi 17/06/21 21h

Huitième et dernière séance de l’atelier de lecture

Jeudi 17 juin à 21h
en visioconférence

Pour cette huitième et dernière séance, l’atelier de lecture aura de nouveau lieu sous la forme d’une réunion virtuelle, via la plateforme de visioconférences Zoom. 

L’atelier du 17 juin portera sur les leçons 21 et 22
du cours de J.-A. Miller et E. Laurent de 1996-97 :

L’autre qui n’existe pas et ses comités d’éthique

(cliquez sur le lien pour obtenir le texte:https://jonathanleroy.be/wp-content/uploads/2021/03/1996-1997-LAutre-qui-nexiste-pas-et-ses-comites-dethique-JA-Miller.pdf

Invités: Guy de Villers Grand-Champs et Alfredo Zenoni.

Responsables : Nadine Page et Ginette Michaux.

***

En cette année 1996-1997, Jacques-Alain Miller et Éric Laurent expérimentent une nouvelle formule d’enseignement à deux, dans laquelle ils souhaitent accueillir de multiples interventions. Puisque le monologue enseignant risque de faire croire à un Autre consistant, leur but est de « révéler l’Autre dans sa ruine » en mettant en scène la question-même qu’ils travaillent. Non sans ironie, ce comité d’enseignants veut faire pièce aux « comités d’éthique » qui, signes de notre époque sans Autre, font florès et cherchent sans orientation une nouvelle éthique pour notre temps. Le monde des semblants que le discours scientifique avait contribué à ériger a conduit à une « dématérialisation vertigineuse » qui nimbe désormais d’angoisse la question du réel, question à laquelle les discours autres que le discours analytique n’apportent que des réponses incertaines.

Là se situe le cœur de l’enseignement de cette année. « Ce lien entre semblant et réel, c’est la place de la psychanalyse aujourd’hui », dit Jacques-Alain Miller. La psychanalyse est le seul discours où le réel ne flotte pas. L’expérience analytique montre que l’inexistence de l’Autre n’est pas antinomique au réel ; au contraire, elle lui est corrélative. Mais ce réel n’est pas celui de la science. La psychanalyse s’oriente de ce réel dont témoigne l’inconscient. Maintenir le cap sur le réel importe à la fois pour la psychanalyse et pour notre civilisation, capitaliste, globalisante.

Dès lors, que devient le réel lorsque l’Autre n’existe pas ? Quelle est l’opérativité du symbolique ? Et l’identification, à quoi s’adosse-t-elle ? Quant à la pulsion, et à ses destins, comment les penser autrement qu’en lien avec l’état de la civilisation, celle-ci étant définie comme un système de répartition de la jouissance en fonction de semblants ? Ces élaborations traversent tout le cours, construit comme une vaste enquête répertoriant les conséquences de l’inconsistance de l’Autre sur la subjectivité contemporaine et l’état du lien social, l’une et l’autre ne pouvant pas être séparés puisque les formes du symptôme sont étroitement déterminées par l’état du lien social.

Aujourd’hui, près de vingt-cinq ans plus tard, ce cours, adossé à l’enseignement de J. Lacan, fait encore sentir sa puissance d’analyse et d’interprétation du discours contemporain. En le lisant, nous nous attacherons à en montrer l’actualité.

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